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Véronique Lemieux et son vignoble au sommet de la ville

Véronique Lemieux et son vignoble au sommet de la ville

On boit du vin, on met la bouteille au recyclage, le camion de collecte la récupère. Et après ? Après vient Véronique Lemieux, qui a réussi le pari fou de faire pousser des vignes à partir de ces mêmes bouteilles broyées. Tout ça, du haut des toits de Montréal. 

C’est sur fond d’économie circulaire que Vignes en ville a vu le jour. Un ambitieux projet d’agriculture urbaine qui vise à démocratiser la culture de la vigne tout en contribuant à la réduction des îlots de chaleur.

La coordonnatrice du Laboratoire sur l’agriculture urbaine a de quoi être fière : dans le terreau d’un seul plant de vigne sont revalorisées l’équivalent de 40 bouteilles de verre. Avec plus de 545 pieds de vignes qui trônent fièrement au-dessus des têtes des montréalais, ça fait plus de 21 000 bouteilles réutilisées. 

MÉLANGER DU VERRE BROYÉ À DU TERREAU, FALLAIT Y PENSER.

C’est après avoir vu un reportage d’Albert Mondor sur l’utilisation du paillis de verre dans les massifs de fleurs que Véronique a eu le déclic : pourquoi ne pas reproduire le même principe avec les vignes ? À l’époque, personne ne l’avait encore testé. Après quelques essais auprès de l’organisme et centre de tri Tricentris, elle a obtenu le feu vert. Et c’est comme ça qu’elle s’est lancée, à son tour, dans l’aventure du paillis de verre. 

Mais pourquoi le verre ? Il faut savoir que dans une autre vie, Véronique vivait en Chine. C’est là qu’elle y a observé un phénomène alarmant : la plage qu’elle avait adoré visiter un été avait disparu l’été suivant. Le sable, complètement rasé, avait été transporté et utilisé pour la fabrication du béton. Comme le terreau de vignes est composé à 30 % de sable, il lui fallait trouver une alternative durable.

«Ce qui est formidable avec le paillis de verre, c’est que ça facilite le drainage. En plus, la réverbération des rayons lumineux accélère la croissance des plantes accélère »

explique Véronique. Tout ça, en plus de valoriser une matière qui était autrefois dédiée aux sites d’enfouissement.  

 

Dès la première année de tests, son équipe a fait un constat extraordinaire : grâce aux mycorhizes présents dans le terreau (l’association qui se crée entre les champignons et les racines des plantes), le verre retourne à l’état de sable à une vitesse impressionnante. 

Véronique ne fait pas les choses à moitié. D’ailleurs, la SAQ est devenu le présentateur principal de son projet jusqu’en mars 2022, lui donnant les moyens de ses ambitions.

 

EN QUÊTE DE SENS

D’aussi loin que Véronique se souvient, l’écologie a toujours été au centre de ses préoccupations. Autrefois employée dans une entreprise en développement durable, elle avait souvent remis son mode de vie en question.

«Le travail de bureau, ce n’était pas pour moi, confie-t-elle. Depuis que je suis en agriculture urbaine, je suis dehors, je bouge et, surtout, je sens que je fais une différence. J’ai besoin d’apprendre tout le temps. La beauté avec la viticulture, c’est qu’on a pas assez d’une vie pour tout savoir.» 

 

Un arrosage par semaine et un peu de compost : c’est à peu près tout ce que ça prend pour maintenir la vigne en vie, aux dires de l’experte. D’autant plus que les vignes rustiques du Québec sont très résistantes aux maladies. « La plupart des gens commencent le jardinage par la tomate, mais c’est un légume très sensible ! Pour un débutant, rien de plus facile que la vigne », renchérit-elle. 

En 2020, Véronique a chapeauté un projet collectif d’implantation de 1000 pieds de vignes dans les ruelles de la Petite Italie, en guise d’hommage au patrimoine vinicole italien spécifique au quartier. 

 

«Les 1000 pieds se sont vendus en 2 jours ! On sent un réel engouement pour la plante», dit-elle, enthousiaste. En 2024, après avoir patiemment pris soin de leurs vignes respectives, les participants auront droit à une bouteille exclusive, tirée de leur cuvée collective.

Pour l'instant, la vocation des grappes de Vignes en ville n’est pas d’aboutir sur les tablettes. Elles poussent avant tout au nom de la recherche scientifique et de l’environnement.

 

La prochaine fois que vous vous promenez en ville, levez les yeux au ciel et pensez que, peut-être un jour, votre bouteille de vin sera récoltée là-haut.

 

Pour en savoir plus, suivez Véronique et ses Vignes en ville sur Facebook ou Instagram

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